Ce que l’intelligence n’est pas

Avant d’explorer le vaste sujet de l’intelligence, il n’est peut-être pas inutile de s’intéresser à quelques fausses idées répandues, afin de mieux cerner le sujet. Cet article s’intéresse donc à ce que l’intelligence n’est pas.

Comme je ne suis pas un expert, j’ai posé la question à ChatGPT… L’intelligence artificielle, au chevet de la définition de l’intelligence naturelle.

J’ai été agréablement surpris. ChatGPT a mentionné à peu près toutes les idées que j’avais en tête : l’intelligence ne doit pas être confondue avec le QI ou avec une bonne mémoire, elle n’est pas fixe, elle ne dépend pas des connaissances académiques ou des diplômes, et encore moins des différentes formes de gymnastique mentale ou de course à l’exploit.

La bonne nouvelle (pour moi en tout cas) est que la réponse de ChatGPT reflète mon expérience, et qu’elle fait écho à ce que j’ai écrit dans l’article d’introduction à ce blog : j’ai perdu la mémoire, j’ai moins de vivacité d’esprit et je dois m’habituer à ce nouvel état, mais je ne suis pas probablement moins intelligent.

Lorsque j’écrivais cela hier, je n’étais pas certain d’être dans le vrai, j’avais peur de me mentir un peu pour me rassurer. ChatGPT me donne l’espoir que mon intuition est la bonne.

La liste des fausses idées sur l’intelligence proposée par ChatGPT est utile et claire. Je l’ai simplement copiée ci-dessous, et j’ai ajouté mer commentaires… Cette liste contient à peu près tout ce que j’aurais dit si je l’avais faite seul dans mon coin, plus quelques points supplémentaires… Commentaires dans le texte.

Remarque : Les italiques ci-dessous sont mes commentaires. Le texte habituel est la réponse d’IA à ma question « qu’est-ce que l’intelligence n’est pas ? »

11 mythes sur l’intelligence : ce que l’intelligence n’est pas

Quand on pense à l’intelligence, qu’est-ce qui nous vient à l’esprit ? Un QI de champion, ou l’élève brillant qui réussit tous les examens… Depuis trop longtemps, nous vivons avec cette vision étroite et dépassée de l’intelligence. Même lorsqu’on sait que ça n’est pas la réalité, cette image a encore une force certaine. Pourtant, l’intelligence est beaucoup plus complexe et intéressante que ça.

Cet article est une petite liste commentée des principaux clichés et idées fausses qui ont façonné notre compréhension de l’intelligence.. et qu’il est temps de les repenser.

1 – L’intelligence n’est pas seulement le QI

Ah ! les tests de QI ! Le mètre étalon de la mesure de l’intelligence… mais on le sait : les tests de QI évaluent un éventail limité de capacités cognitives, comme le raisonnement logique ou les compétences verbales, mais ils ne tiennent pas compte de la créativité, de la résolution pratique de problèmes ou de la compréhension émotionnelle.

Le QI néglige également la théorie des intelligences multiples de Howard Gardner, qui inclut les formes d’intelligence linguistique, spatiale, corporelle-kinesthésique, interpersonnelle et autres. Limiter l’intelligence à un seul chiffre ne parvient pas à en saisir toute la portée.

Il n’ignore pas seulement Howard Gardner et sa théorie déjà ancienne, mais aussi de nombreux autres travaux passionnants, notamment ceux de Daniel Kahneman, prix nobel d’économie et auteur du fascinant « Thinking fast and slow », un livre qu’on commentera très vite sur ce blog

Thinking fast and slow – Daniel Kahneman
En français : Système 1 / Système 2, les deux vitesses de la pensée

Multiple intelligences – Howard Gardner
En français : Les intelligences multiples


2 – L’intelligence n’est pas la mémorisation

Beaucoup de gens assimilent l’intelligence à la capacité de se souvenir de faits et de chiffres. Cependant, même si une bonne mémoire est utile, cela ne signifie pas nécessairement qu’une personne qui se souvient comprend correctement l’information ou peut l’exploiter efficacement.

La véritable intelligence implique de synthétiser des informations, de voir des liens et d’être capable d’adapter ses connaissances à de nouvelles situations. La mémorisation peut aider lors d’un quiz, mais l’intelligence brille lorsque nous pouvons prendre ce que nous savons et l’utiliser de manière créative ou pratique.

J’avais également ce point en tête, car ma capacité à mémoriser facilement des rendez-vous, des personnes et des événements était l’un des aspects les plus visibles de mon intelligence passée, et perdre ces facilités est très perturbant… ce blog est en partie le résultat de mon traumatisme de perte de mémoire.

3 – L’intelligence n’est pas fixe

Certains pensent que l’intelligence est une qualité stable : soit vous naissez intelligent, soit vous ne l’êtes pas. Rien n’est plus faux : la neuroplasticité, la capacité du cerveau à se recâbler en réponse à l’apprentissage, montre que nous pouvons développer continuellement nos capacités cognitives tout au long de la vie.

En adoptant un état d’esprit de croissance, comme le décrit la psychologue Carol Dweck, nous pouvons améliorer notre intelligence au prix de quelques efforts, et en suivant les bonnes stratégies.

Oui, même si je ne connais pas Carol Dweck (mais je vais réparer cela rapidement), j’aurais aussi écrit cela sans l’aide de Chat GPT : j’ai toujours été optimiste quant à la manière dont nous pouvons améliorer de nombreux aspects de nos vies, y compris l’intelligence.


4 – La réussite dans les études ne mesure pas l’intelligence

La réussite scolaire est souvent considérée comme le reflet direct de l’intelligence, mais les résultats scolaires ne mesurent qu’un ensemble particulier de compétences. Certains des plus grands innovateurs et dirigeants du monde n’ont pas brillé dans les systèmes éducatifs traditionnels, mais ils ont pourtant transformé des industries et résolu des problèmes complexes.

La réussite scolaire est avant tout une question de discipline, de conformité et d’apprentissage par cœur. C’est très utile, mais ça trouve souvent ses limites lorsqu’il s’agit de résoudre des problèmes du monde réel, de réfléchir de manière critique et de s’adapter au changement.

D’ACCORD. Pas très original, mais 100% vrai.

5 – L’intelligence n’est pas séparée des émotions

On connait tous le mythe persistant selon lequel être intelligent signifie avant tout être logique, froid, détaché; et que les émotions nuisent à la clarté et à l’impartialité du jugement. Pourtant, l’intelligence émotionnelle (EQ) – la capacité à reconnaître, comprendre et gérer les émotions – est un élément crucial de l’intelligence globale. De quelle manière ? Je l’ignore mais j’écris ce blog en grande partie pour le découvrir et explorer cette terre inconnue.

Ce qui est connu en revanche, c’est que les personnes ayant un Quotient émotionnel élevé ont tendance à mieux gérer leurs relations sociales, à prendre des décisions plus équilibrées et à être plus résilientes face au stress. Bref,l’intelligence c’est aussi la façon dont nous nous connectons et comprenons les émotions des autres. Et agissons en conséquence.

Je n’aurais jamais dit ça comme ça, mais je suis d’accord, et je sais que c’est un domaine où j’ai beaucoup de chemin à parcourir personnellement, pour améliorer mon intelligence globale… Attendez-vous à beaucoup de contenu sur la découverte de cette terra incognita personnelle.


6 – L’intelligence n’est pas seulement une question de bachotage ou d’apprentissage par cœur

Bachoter pour un examen et être capable assimiler des quantités d’informations variées passe souvent pour de l’intelligence. Mais même si vous retenez suffisamment d’informations pour obtenir une mention, cet apprentissage superficiel ne dure pas et se traduit rarement par la capacité d’appliquer les connaissances dans différents contextes.

L’apprentissage intelligent implique de s’engager activement dans le matériel, de le remettre en question et d’établir des liens. C’est la différence entre être capable de se souvenir d’une information et comprendre vraiment comment l’utiliser.

Même si je retouche ses phrases, Chat GPT n’écrit vraiment pas de manière très funky, toutes mes excuses….
J’adore apprendre et je passe beaucoup de temps dans cette activité : j’apprends de la musique, des langues, des techniques, etc… J’aime cette sensation, lorsque j’apprends quelque chose de nouveau, de grand et d’inattendu, de découvrir un nouveau monde à explorer… Je sais qu’apprendre n’est pas intelligence, mais je considère qu’apprendre est l’une des activités les plus intelligentes qu’un être humain puisse accomplir.

7 – L’intelligence ne se mesure pas avec des tests

Beaucoup d’entre nous ont grandi en pensant que l’intelligence pouvait être résumée par un score à un test de QI ou l’une de ses variantes. Mais on sait aussi que ces tests sont conçus pour mesurer un éventail restreint de capacités, principalement axées sur le raisonnement logique, les mathématiques et les compétences linguistiques.

Qu’en est-il de la créativité ? Qu’en est-il de la résolution pratique de problèmes dans des situations réelles ? Les tests standardisés ne mesurent pas ces dimensions essentielles. Ils n’offrent qu’une vision partielle des capacités intellectuelles d’une personne.

Bien sûr. Les tests ne sont que des tests. Cela me rappelle l’armée : j’ai été pourchassé par mon capitaine parce qu’il voulait un soldat malin comme secrétaire et j’étais dans le top 5 des meilleurs candidats de ma promotion en région parisienne… Mon ancienne intelligence, pas disponible pour moi plus. Merci à Chat GPT de ne pas considérer cela comme si important. Je dois encore travailler sur moi-même pour vraiment le ressentir.


8 – L’intelligence n’est pas l’absence d’erreurs

Il existe un mythe selon lequel les personnes vraiment intelligentes ne font pas d’erreurs et connaissent toujours la bonne réponse. Ce mythe peut décourager les gens de prendre des risques ou d’essayer de nouvelles choses, de peur d’être perçus comme « moins intelligents ». En réalité, les erreurs font naturellement partie de l’apprentissage et de la croissance.

Les personnes les plus intelligentes ne sont pas celles qui évitent l’échec, mais celles qui apprennent de leurs erreurs et s’améliorent continuellement. L’adaptabilité et la résilience sont des signes d’intelligence tout autant que de réussir les choses du premier coup.

Essais et erreurs, bien sûr, et résilience. Et tout ça. Je suis d’accord. Pourtant, qui n’aime pas ces journées parfaites où tout se passe si bien qu’on se sent invincible ?

9 – Les jeux d’entraînement cérébral ne vous rendent pas plus intelligent

Beaucoup pensent que jouer à des jeux d’entraînement cérébral stimulera leur intelligence, et les développeurs d’applis sur le thème font fortune (eux, ils sont intelligents ! ) Bien que ces jeux puissent améliorer les performances sur des tâches spécifiques, des études montrent qu’ils n’entraînent pas damélioration générale des capacités cognitives.

Un moyen plus efficace de développer l’intelligence consiste à suivre un apprentissage plus complet : s’intéresser à de nouvelles idées, résoudre des problèmes complexes et développer l’intelligence émotionnelle et sociale. Les jeux cérébraux ne remplacent pas la stimulation intellectuelle du monde réel.

Je n’aurais pas réfléchi à ce point. Mais oui. Assez juste.

10 – Les styles d’apprentissage sont un mythe

On dit souvent que certaines personnes apprennent visuellement, tandis que d’autres apprennent auditivement ou kinesthésiquement. Cependant, des recherches récentes ont démystifié l’idée selon laquelle adapter l’apprentissage à ces styles améliore les résultats. Ce qui compte le plus, c’est la nature du contenu et les stratégies que nous utilisons pour y interagir.

Par exemple, un apprentissage efficace se produit lorsque nous nous mettons au défi de rappeler activement, de résoudre des problèmes et de relier de nouvelles connaissances à ce que nous savons déjà, plutôt que de nous fier uniquement à la consommation passive dans notre style d’apprentissage dit « préféré ».

D’ACCORD. Comme pour le point précédent, je n’aurais probablement pas inclus cela dans un article que « Ce que n’est pas l’intelligence, mais je ne peux qu’être d’accord.

11 – Cerveau gauche/cerveau droit ? Trop simple… ou pas si simple

On l’entend un peu moins qu’à une époque, mais cette idée selon laquelle les personnes « logiques » utilisent leur cerveau gauche, tandis que les personnes « créatives » utilisent le cerveau droit a la vie dure.
Cette vision simpliste du fonctionnement cérébral a été largement démystifiée. Les deux côtés du cerveau travaillent ensemble pour effectuer diverses tâches, qu’il s’agisse de résoudre un problème mathématique ou de créer une œuvre d’art.

L’intelligence implique la coopération des deux hémisphères de manière complexe. Les neurosciences modernes ont balayé la théorie cerveau droit/cerveau gauche.

Personnellement, je pensais qu’il s’agissait d’un débat très ancien, clos depuis longtemps.


Conclusion : au boulot

Merci Chat GPT d’avoir gracieusement créé cette liste.

Ce qui ressort de cette petite expérience est assez simple : l’intelligence est multidimensionnelle, dynamique et profondément ancrée dans les capacités émotionnelles et cognitives. Limiter notre définition de l’intelligence ne fait que nous limiter.

Au cours des prochaines semaines, j’approfondirai ces points dans une série d’articles, histoire de clarifier mes idées (et peut-être les vôtres, cher lecteur) sur l’intelligence. Je ne suis pas certain que ça vaille le coup d’écrire un article sur exactement tous les éléments de cette liste, mais c’est un bon point de départ.

Ce que je retiens de tout cela, c’est que l’intelligence n’est pas seulement la puissance cérébrale et la connaissance, mais aussi (et peut-être principalement ?) la créativité, l’adaptabilité et la dimension émotionnelle.

Le bon point, c’est que c’est exactement le sujet de ce blog.

A bientôt, pour le prochain article explorant l’intelligence et la non-intelligence dans toutes leurs dimensions.


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